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mon texte préféré sur les chiens en général

Message  lionzen le Lun 25 Juin 2007, 22:30

extrait de la fin du livre.. l'appel de la forêt.

.... Quand Buck, las de poursuivre ses misérables ennemis, revint au camp dévasté, il trouva le corps de Peter, roulé dans ses couvertures, là ou la mort l'avait surpris dès la première attaque.
L'état du sol, autour de la hutte, décellait la résistance désespérée de Thornton(le maitre de Buck)
Buck, le nez à terre, poussant des cris ardents et plaintifs, suivit jusqu'au bord d'un étang profond toutes les péripéties de la lutte que son maitre avait livré.
Là, sur la berge, fidèle jusque dans la mort, Skeet était couchée, la tête et les pattes de devant baignant dans les flots rougis de sang....
Les eaux troubles et profondes cachaient à jamais le corps de john thornton.
Buck passa le jour entier à errer autour de l'étang, poussant des gémissement lugubres ou des hurlement désolés.
La disparition de son maître adoré creusait en son cœur un vide profond, impossible à combler.
Seule la vue de ses victimes portait quelques adoucissement à sa peine.
Fier d'avoir tué des Hommes, le plus nobles des gibiers, il reniflait curieusement les cadavres, surpris d'avoir triomphé si facilement de ceux qui savaient se rendre redoutables à l'occasion.
Désormais il ne connaitrait plus la crainte de l’Homme.
La lune parut dans les cieux, baignant la terre d’une lumière sépulcrale, et Buck sentit avec la nuit monter dans la forêt l’éveil d’une vie nouvelle.
Il se dressa, humant l’air. Des abois lointains retentissaient, se rapprochant rapidement.
Il reconnut en eux une part de ce passé qui ressuscitait en lui.
S’avançant dans la clairière, il écouta sans trouble et sans remords la voix qui depuis si longtemps le sollicitait…
Désormais il était libre, libre de lui répondre et de lui obéir. John Thornton mort, plus rien ne rattachait Buck à l’Humanité.
Comme un flot argenté, la meute des loups déboucha dans la clairière où Buck, immobile comme un chien de pierre, attendait leur venue. Son aspect était si imposant qu’ils s’arrêtèrent un instant, interdits ; mais un, plus hardi que les autres, sauta sur le chien qui lui tordit le cou, rapide comme l’éclair. Puis il reprit sa pose majestueuse, sans se préoccuper de la bête qui râlait à terre. Trois autres tentent l’attaque et se retirent en désordre, la gorge ouverte d’une oreille à l’autre.
Enfin, la horde entière se rue sur l’ennemi. Mais la merveilleuse agilité de Buck, sa force sans pareille lui permettent de déjouer toutes les attaques.
Pour empêcher les assaillants de le prendre par derrière, il vient s’adosser à un talus, et, protégé de trois cotés, réussit à se défendre si vaillamment que les loups, découragés, reculent enfin.
Les uns demeurent couchés, la langue pendante, saignant par vingt blessures ; les autres jappent, montrant leur crocs étincelants, sans quitter de l’œil le terrible adversaire ; d’autres boivent avidement l’eau de l’étang .
Tout à coup un loup grand et maigre se détache de la troupe et s’approche du chien avec précaution, mais en gémissant doucement. Buck reconnaît son frère sauvage, son compagnon d’une nuit et d’un jour, leurs deux museaux se touchent, et le chien sent son cœur battre d’une émotion nouvelle.
A son tour, un vieux loup décharné couvert de cicatrices, se rapproche. Buck tout en retroussant les lèvres, lui flaire les narines et remue doucement la queue.
Sur quoi, le vieux guerrier s’assied et , pointant son museau vers la lune, pousse un hurlement mélancolique et prolongé. Les autres le reprennent en chœur.
Buck reconnaît l’appel… Il s’assied et hurle de même. Alors la meute l’entoure en le reniflant, sans plus lui témoigner aucune hostilité.
Et tout à coup, les chefs poussant le cri de chasse, s’élancent dans la forêt ; la bande entière les suit, donnant de la voix, tandis que Buck, aux cotés du frère sauvage, galope, hurlant comme elle.
Et ceci est la fin de l’histoire de Buck.
Mais les indiens, au bout de peu d’années, remarquèrent une modification dans la race des loups de forêt. De plus forte taille, certains des jeunes montrent des taches fauves aux yeux et sur le museau une étoile blanche au front ou à la poitrine. Et aujourd’hui encore parmi les Yeehats, on parle d’un Chien-Esprit, qui mène la bande des loups, et qui est plus rusé qu’aucun d’eux. Les hommes le redoutent, car il ne craint pas de venir voler jusque dans leur camps, renversant leurs pièges, tuant leur chiens et s’attaquant aux guerriers eux-mêmes.
Parfois, ces chasseurs ne reviennent plus de la forêt, où l’on retrouve leur corps sans vie, la gorge béante. Et la légende de l’esprit du mal s’accroit d’un épisode de plus. Les femmes pleurent et les hommes s’assombrissent en y pensant.
Tous évitent la vallée du bord de l’étang, car en ce lieu apparaît périodiquement un visiteur sorti de la région des grands bois et des sources, dont la présence jette partout l’épouvante.
C’est dit-on , un loup géant, à la superbe fourrure, à la mine hautaine et dominatrice. Il descend jusqu’à une clairière où des sacs en peau d’élan à moitié pourris dégorgent sur le sol un flot de métal jaune, à demi recouvert déjà par les détritus végétaux et les souples herbes sauvages.
Le grand loup s’arrête et semble rêver ;puis, avec un long hurlement, dont la tristesse glace le sang, il reprend sa course vers la forêt profonde qui est désormais sa demeure.
Alors, quand viennent les longues nuits d’hiver et que les loups sortent du bois pour chasser le gibier dans les vallées basses, on le voit courir en tête de la horde, sous la pâle clarté de la lune ou à la lueur resplendissante de l’aurore boréale. De taille gigantesque, il domine ses compagnons, et sa gorge sonore donne le ton au chant de la meute, à ce chant qui date des premiers jours du monde.


FIN

lionzen
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Re: mon texte préféré sur les chiens en général

Message  lionzen le Lun 25 Juin 2007, 22:33

et un autre (chui musher)De retour d'une belle balade dans le bois pendant une semaine avec mes chiens....je suis monté dans le Nord et on s'est promené entre les lacs, les arbres, le ciel que je pouvais toucher du bout du doigt, la neige, les roches, une vibration de la Mère si intense et et si vivante....
J'ai réalisé pendant cette semaine la valeur du regard qu'on pose sur les choses, les autres, nous mêmes, la Nature.....certains imaginent la Nature comme un cocon douillet, d'autres comme un combat à la mesure d'un challenge personnel, d'autres comme un moyen d'exploitation.....
J'avais bien hâte de m'y couler pour souffler un peu et m'y ressourcer et finalement je me suis rendu compte qu'il me faudrait m'y accorder pour la ressentir, un souffle d'amour mais rude, caressante mais vibrante dans l'effort, il m'a fallu " déhumaniser " ma perception de la Nature pour enfin la ressentir telle qu'elle est, non impitoyable, mais coulant à son rythme, éternel et amour, mais sans concession comme la bise du matin qui vous gèle la face sur la piste.
Au lieu donc de sélectionner, structurer et limiter ma vision à mon seul ressenti, à mes limites de perception, j'ai laissé toute barrière pour me couler dans l'environnement, dans le galop des chiens sur la piste, dans l'arbre ensoleillé se penchant sous la neige, dans le feu qui crépite avec l'écorce odorante du bouleau qui fume,à un vide complet intérieur où d'abord tu observes comme en retrait, puis dans un flottement où tu ES la Nature, les chiens, le vent, le lac, et l'oiseau qui s'envole à coté de moi....

La séparation vient elle de l'image que nous recherchons dans le regard des autres, dans leur appréciation, leurs commentaires ?
Sûrement, le jeu du miroir peut être utile un certain temps, mais reste duel, on est toujours "séparé" des autres.....et en plus, lorsqu'on espère pas l'admiration des autres, n'avons nous pas le secret espoir qu'un "maître" ou Dieu nous repère dans notre cheminement ?

Il n'y a pas la Vie et nous, il n'y a pas la Nature et moi, il n'y a plus les chiens et moi, il n'y a qu'un seul Son, dont nous faisons partie, au même titre que le lac, le rocher, et l'étranger croisé dans un magasin....Dieu nous donne Vie, mais nous donnons Vie à Dieu dans chacune de nos actions

Et je me suis retrouvé sur mon traîneau en train d'observer, sans attente, sans réflexion, sans arriere pensée.... un chant venu du coeur, un chant régénérateur, prononcé en confiance, en abandon.
Marc

lionzen
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Re: mon texte préféré sur les chiens en général

Message  lionzen le Lun 25 Juin 2007, 22:37

et celui la

Un loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli , qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers ,
Sire loup l'eût fait volontiers;
Mais il fallait livrer bataille,
Et la mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le loup donc, l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
«Il ne tiendra qu'à vous, beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui répartit le chien.
Quittez les bois, vous ferez bien:
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi? rien d'assuré; point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez moi, vous aurez un bien meilleur destin.»
Le loup reprit: «Que me faudra-t-il faire?
-Presque rien, dit le chien: donner la chasse aux gens
Portants bâtons et mendiants;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire:
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons:
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.»
Le loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse
Chemin faisant, il vit le cou du chien pelé.
"Qu'est-ce là? lui dit-il. - Rien. - Quoi? rien? -Peu de chose.
Mais encor? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché? dit le loup: vous ne courez donc pas
Où vous voulez? - Pas toujours; mais qu'importe? -
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor."
Cela dit, maître loup s'enfuit, et court encor.
________________________________________
Cette fable a été affichée 11278 fois.

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Re: mon texte préféré sur les chiens en général

Message  Okapi le Mar 26 Juin 2007, 06:36

Très, très beaux textes, j'aime bien hello
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Re: mon texte préféré sur les chiens en général

Message  Invité le Mar 26 Juin 2007, 09:19

Good Merci tu partage Lionzen
L'appel de la forêt... merveilleuse histoire.
Merci
hello

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Re: mon texte préféré sur les chiens en général

Message  ulkette731 le Mar 26 Juin 2007, 09:41

Bravo Good merci très jolie textes
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Re: mon texte préféré sur les chiens en général

Message  ulkette731 le Mar 26 Juin 2007, 09:55

hello le films et très beau aussi
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Re: mon texte préféré sur les chiens en général

Message  doudoune le Mar 26 Juin 2007, 14:57

tres beau partage, continue Good
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Re: mon texte préféré sur les chiens en général

Message  curko le Lun 01 Sep 2008, 12:05

Pour info, L'Appel de la forêt ou L'Appel sauvage (The Call of the Wild) est de Jack London, livre édité en 1903.
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Re: mon texte préféré sur les chiens en général

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